L’art à l’ère du COVID 19

Nous sommes en Mars 2019 quand cet article est écrit. Le monde de l’art est paralysé. En vérité, le monde lui-même est paralysé tout court. 

Tout commence en décembre 2019 quand le covid se déclare à Wuhan en Chine.  En ce moment personne ne s’attend à ce qu’il devienne mondial. C’était pourtant le moment de se dire que ce qui arrive au voisin peut vous arriver.

 Au moment où j’écris ces mots, un tiers des habitants de la terre sont confinés chez eux, les hopitaux sont surchargés, la grande Amérique est à deux doigts d’appeler à l’aide si elle ne l’a déjà fait. Au niveau économique, le prix du pétrole a chuté comme jamais en dix-sept ans en France. Le nombre de personnes infectées ne cesse de grimper au jour le jour. Le pire : des milliers de personnes n’ont pu se dire un dernier adieu, parce qu’interdits d’approcher leurs proches emportés par la maladie…

SOS

Et pourtant elle tourne.

Moi qui m’imaginais à cette période faisant des selfies aux pieds de la renaissance africaine, me voici coincée entre quatre murs essayant de vous partager cette période du moins invraisemblable.

Il convient de recentrer ce discours au risque de se laisser porter par l’émotion. Car si ce virus a tout pour être perçu négativement, il faut tout de même en tirer du positif ; de l’énergie nécessaire à notre équilibre moral, mental.

Le côté négatif pour le monde de l’art

L’art perd de grandes pointures. Il y a quelques jours, le saxophoniste Manu Dibango rangeait pour toujours son instrument emporté par le COVID 19 ; ce virus malencontreux qui nous fait vivre une période apocalyptique. Il n’est malheureusement pas le seul dont la mission a pris fin si brusquement.

Aussi, partout dans le monde, les événements artistiques et culturels sont reportés à une date ultérieure. C’est notamment le cas pour le FEMUA en Côte d’ Ivoire, La biennale de Dakar au Sénégal et bien d’autres.

Enfin, tous les centres d’art ont fermé leurs portes. En France, notons-le musée du Louvre, le quai Branly et toutes les autres galeries que je ne pourrais citer. En Côte d’Ivoire, le constat est le même.

De Louisimone Guirandou Gallery en passant par l’institut Français, pour faire une pause à la Rotonde des Arts, tout est clos.

Une seule question me vient à cet instant précis :

Quand est-ce que ça s’arrête ? 

Le bon côté du confinement

Etre inspiré

L’environnement se porte mieux. Il s’agit pour lui d’une sorte de trêve. Les humains enfermés et les animaux en liberté : moins de production de gaz à effet de serre, moins de pollution tout simplement.

En voilà une nouvelle qui donne du sens à ce sacrifice humain. Car en effet, c’est à la liberté que nous renonçons (pour la bonne cause : sauver des vies).

Pour ceux qui ont la grâce de la santé, leur génie créatif a du zèle. Le plus inattendu est que l’on observe la naissance de plus en plus de créatifs. De nombreux challenges destinés à vaincre l’ennui en tant de confinement pousse les internautes à faire preuve d’originalité, à écrire des scénarios. C’est le moment où sans se rendre compte, la majorité des jeunes sont entrain de réveiller l’artiste qui sommeille en eux.

Etre productif

Au niveau des artistes professionnels, l’heure est à la création. L’art étant le reflet d’une époque, on se doute que de nombreuses créations pourraient s’inspirer de cette crise sanitaire. Au-delà, personne ne sait ce que réserve l’avenir. Peut-être aura-t-il une redistribution des cartes ? L’éclosion de nouveaux artistes ? Pour sûr d’une manière ou d’une autre, les artistes sont au travail. C’est déjà le cas avec certains artistes locaux tels que Serges Beynaud devenu DJ CDR entendez par là DJ Corps de rêve et Suspect 95 qui draine plus de 10.000 vues lors de ses directs.

Se former

Le piège à vaincre durant ce confinement est l’ennui. Vous ne devez rater aucun bout de cette période de votre vie. Mettez-la à profit. Formez-vous, apprenez. Pour les passionnés d’art, il est à noter l’éclosion de visites sur internet, sortes de galeries virtuelles. Est-ce l’avenir ? Probablement. Mais pour le moment, il y a mille et un moyen de se former notamment en profitant de MOOCS, cours gratuits en ligne.

D’une manière ou d’une autre on l’espère, cette crise passera. Le moment est venu d’écrire ce que vous en conserverez pourvu que ce ne soit pas des souvenirs de crainte et d’effroi.

Des bisous chez vous et n’oubliez pas, lavez-vous les mains, prenez soin de vous et surtout restez chez vous.

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