Le king de l’hyperréalisme en Côte d’Ivoire

Ces portraits circulent dans tous les téléphones tant ils créent sensation à leur apparition. Il se fait appeler « King Ryan ». Pour cause, la précision des traits dans l’exécution de ses portraits lui vaut un bon positionnement en Côte d’Ivoire, parlant d’hyperréalisme.


Nombreux sont les artistes, notamment en Afrique anglophones dont les portraits ou scènes s’apparentent à la réalité et bien au-delà.

L’hyperréalisme au bout des doigts

L’hyperréalisme est un courant artistique qui correspond presqu’à la perfection à notre époque contemporaine. Reprenant le principe des peintures classiques qui consiste à la reproduction de la réalité, il va plus loin. L’hyperréalisme reproduit bien plus que des formes, il va en profondeur en proposant des portraits ou scènes semblables au millimètre près à la réalité.

©Audrey Flack, Roll Royce lady 1981

Vous aurez tendance à croire qu’il s’agit de photographie et non de dessin ou de peinture.
C’est dans cette branche que King Ryan a choisi de s’illustrer.

Son parcours

Photo de l'artiste
Photographie, Ryan Cartel

Issu d’une famille où le dessin est un don, c’est dès sa plus tendre enfance qu’il exploitera cet atout sans pour autant envisager la carrière d’artiste. En effet, nombreuses sont les familles en Afrique où on souhaiterait voir les artistes venir d’ailleurs mais pas de chez soi. Pour beaucoup encore, l’art ne nourrit pas son homme. Si on s’inquiète moins pour celui ou celle qui choisit la musique, c’est une folie que de choisir d’être peintre.
Dans ce contexte, c’est en classe de seconde que l’artiste décide de ranger dans le placard son talent comme sa sœur, son frère avant lui et son père avant eux.
Ce n’est que plus tard à l’université que va resurgir ce qui était enfoui.

L’amour peut tout …
Hyperréalisme en Côte d'Ivoire
© Ryan Cartel

Se reconnaissant des aptitudes artistiques, Dan Gbongué Hyacinthe décide de tenter sa chance au concours d’entrée à l’Institut National des arts et de l’action culturelle (INSAAC) avec le soutien de sa mère. Il échoua.
C’est en 2016 qu’il intègre l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC) après de nombreuses années académiques en dent de scie. Il y fait la rencontre d’une jeune dame. Il tombe sous son charme. Le dessin devient une arme de séduction massive ; un moyen pour lui de se rapprocher de son sulfureux coup de cœur.
Est-il alors sans s’en rendre compte lancé sur la route du destin. Ses autres amis admiratifs ne manquent pas de passer des commandes de dessin avec lui. A ce jour, King Ryan est suivi par plus de 15.000 personnes sur instagram. Que lui vaut ce succès ?

Sa technique

Lui seul en a le secret. Toutefois, il n’hésite pas à partager l’exécution de ses portraits avec sa communauté.

Il commence par la réalisation du croquis.

Portrait de Josey
© Ryan Cartel

S’en suit le remplissage par un mix de peinture et de pastel.

Josey portrait par Ryan Cartel, hyperréalisme
© Ryan Cartel

Pour enfin aboutir à de magnifiques tableaux plus près que jamais de la réalité.

Josey, portrait terminé, hyperréalisme
© Ryan Cartel

S’il doit la viralité de son travail à la popularité de ses modèles, Dan Hyacinthe est tout de même le king de l’hyperréalisme en Côte d’Ivoire. Il est actuellement en préparation de sa première exposition personnelle. Avez-vous déjà entendu parler de lui ? Que pensez-vous de son travail ?

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