Un tout autre usage du bogolan avec Sétigui Diabaté

Le saviez-vous ? Le bogolan est un tissu malien. Il est teint selon une technique particulière. Le bogolan est très souvent utilisé dans des vêtements. Sétigui est un artiste malien qui en fait un tout autre usage. Découvrez comment et pourquoi.

Certains créateurs africains ont réussi à s’approprier le bogolan et à en faire une matière appréciée du grand public. Le mot bogolan vient du Bambara Bogo qui veut dire terre et lan, suffixe qui veut dire issu de . Le bogolan est donc un produit « issu de la terre ». Il est commercialisé dans les années 70 au Mali. Il commence à s’exporter dans le monde dans les années 2000.
Le bogolan désigne un tissu sur lequel figure une technique particulière. Sétigui Diabaté s’est approprié cette matière qu’il fusionne avec le ciwara pour en faire une résultante de ses apprentissages et mais surtout de sa culture. Les ciwaras sont aujourd’hui communément utilisés comme emblème du Mali, ou du moins comme l’une des représentations graphiques de l’art et de la culture du pays.

Une technique tournée vers la tradition et le respect du bogolan

Série Tchiwara, bogolan
©Sétigui Diabaté

Le bogolan est une étoffe plus ou moins épaisse de coton. Sétigui s’en sert comme un support. Dans un premier temps, il utilise des pigments naturels. En effet, le traitement du tissu pour en arriver au bogolan répond à un respect de la matière. L’argile versée sur le tissu fait naître la couleur noire. Quant au blanc, il est obtenu à base de matières chimiques à savoir l’eau de javel à laquelle on ajoute du savon. Le rouge quant à lui provient d’écorces d’un arbre sauvage et du raisin sauvage. Aussi, le jaune provient du n’galaman, une plante. Le marron quant à lui est un mélange du jus du n’galaman de l’argile et de la cendre de bois.
L’usage de la plume en lieu et place du pinceau confère au travail de Sétigui une précision intéressante.

En savoir plus sur Setigui Diabaté

Sétigui portrait

Sétigui Diabaté est un artiste malien. Il se spécialise dans un premier temps dans la peinture et la sculpture. L’artiste intègre en 2008 l’Institut National des Arts de Bamako encouragé par sa famille. Il poursuit ensuite son cursus au conservatoire Balla Fasseké de 2014 à 2016. Un passage important de son parcours est son exposition au Musée de Bamako en 2020.

Sétigui Diabaté sera en exposition dès le samedi 20 Mars 2021 au Centre Technique des Arts Appliqués (CTAA) de Bingerville.

affiche expo

 

 

 

 

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